Ce sur quoi s'appuie cet exercice
Deci, E. L., & Ryan, R. M. — leurs travaux fondateurs sur la théorie de l'autodétermination décrivent la motivation comme un continuum allant de l'absence de motivation à la motivation pleinement intrinsèque, en passant par plusieurs degrés d'intériorisation de la motivation extrinsèque (régulation externe, introjectée, identifiée, intégrée).
Ryan, R. M., & Connell, J. P. (1989). Perceived locus of causality and internalization. Journal of Personality and Social Psychology, 57(5), 749–761. — Cette étude est à l'origine du questionnaire PLOC(-R), qui distingue précisément les catégories utilisées ici (externe, introjectée, identifiée, intrinsèque, amotivation) ; il reste aujourd'hui l'un des outils les plus utilisés et validés pour mesurer ces types de motivation.
Levesque, Williams et al. — le Treatment Self-Regulation Questionnaire, construit sur la même logique, fournit la formule de score utilisée ici : un indice d'autonomie relative qui pondère positivement les raisons autonomes et négativement les raisons contrôlées.
Deutsch, M., & Gerard, H. B. (1955). A study of normative and informational social influences upon individual judgment. Journal of Abnormal and Social Psychology, 51(3), 629–636. — Cette étude distingue deux mécanismes de pression sociale : se conformer pour être accepté par le groupe (influence normative), ou se conformer parce qu'on suppose que le groupe détient une information qu'on n'a pas (influence informationnelle). Cette distinction éclaire les questions liées à la pression extérieure dans cet exercice.
Asch, S. E. (1956) et la méta-analyse de Bond & Smith (1996) sur 133 études dans 17 pays — ces travaux montrent que la conformité au jugement d'un groupe, même sur des faits objectifs et non ambigus, est un phénomène robuste et mesurable, plus marqué dans les cultures collectivistes.